Accueil > Blogue > Trucs et astuces > Acheter et vendre à l’automne

Acheter et vendre à l’automne

18 oct. 2019

Acheter et vendre à l’automne




Retrouvez sa demeure après les vacances d’été fait parfois ressortir ses défauts qui donnent envie de déménager… Et pourquoi pas! L’automne est une saison active en immobilier.


AMÉLIE DESCHÊNES, COLLABORATION SPÉCIALE

MISE À JOUR

L’arrivée des couleurs dans la nature ne suffit pas à combler votre envie de changer de décor? Pourquoi ne pas magasiner une nouvelle propriété cet automne, alors que le marché immobilier vit une année exceptionnelle! 

Septembre, octobre et novembre sont des mois actifs dans le milieu de l’immobilier. «Les gens reviennent de vacances, ils sont d’attaque pour magasiner et veulent régler avant l’hiver», explique Charles Brant, directeur du service de l’analyse du marché de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Juste à temps pour Noël! 

Bientôt, la neige freinera les ardeurs des acheteurs et des vendeurs, puisqu’elle ne permettra plus de mettre la maison et la cour en valeur, d’avoir accès à la terrasse et au cabanon, en plus de rendre les visites moins agréables. Par ailleurs, spécifie M. Brant l’inspection du bâtiment sera plus difficile, notamment pour ce qui est du toit et des murs de fondation. 

Janvier représente le mois le plus mort de l’année en immobilier, puis l’activité reprend en février en vue des prises de possession de juillet, au terme des baux. Suit ensuite le printemps, la saison la plus active de l’année, puis l’été qui entraîne toujours une baisse des transactions avant le regain d’automne. 

Mais l’année 2019 semble atypique constate M. Brant, car même le premier trimestre et l’été ont été remarquables. En juillet par exemple, la province de Québec a connu une hausse de 21% des ventes et en août, l’augmentation a représenté 11%, comparativement aux mêmes mois de l’année précédente. En fait, aucun mois de 2019 n’a enregistré une baisse des ventes, même le mois de janvier a connu une hausse de 15%. 

Fin d’année très intéressante 

L’automne devrait se poursuivre sur cette même lancée, notamment en raison de la mise en vigueur récente de l’Incitatif à l’achat d’une première propriété du gouvernement fédéral qui coïncide avec une nouvelle tendance baissière des taux d'intérêt hypothécaires à taux fixe. «Sans oublier la confiance des consommateurs québécois stimulée par un contexte historique de plein emploi et la pression à la hausse des salaires qui en résulte», ajoute M. Brant. «Les astres sont alignés pour qu’ont ait une fin d’année exceptionnelle, à marquer dans les annales», prévoit M. Brant. 

Il s’agit d’une bonne période également pour les vendeurs car, en raison des nombreuses acquisitions, le marché connaît une baisse d’inventaire, même en ce qui a trait aux condos. La demande est supérieure à l'offre dans plusieurs marchés favorisant toujours davantage les vendeurs. Ainsi, le 2e trimestre affiche une réduction de 11% des inscriptions dans la province et une augmentation de 4% des prix comparativement au même trimestre de 2018. 

Quant au marché de la maison unifamiliale, il a presque atteint l’équilibre dans la région de Québec, car plus que 10 à 9 mois sont nécessaires pour écouler l’inventaire alors qu’il est nettement en faveur des vendeurs dans la région de Montréal (moins de 5 mois nécessaires seulement). 

La diminution du délai de vente est aussi encourageante pour les vendeurs. Au deuxième trimestre, le délai de vente moyen pour une maison unifamiliale était de 96 jours dans la province de Québec, soit une réduction de 9 jours comparativement à la même période l’année précédente. Pour une copropriété au Québec, le délai de 94 jours pour ce même trimestre représente en moyenne une baisse de 15 jours.

Retrouvez ici le contenu original
Partager


514-886-3173