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Dans un marché favorable aux vendeurs: vendre maintenant ou attendre plus tard?

16 mai 2021

Dans un marché favorable aux vendeurs: vendre maintenant ou attendre plus tard?

JESSICA BEAUPLATLa Presse Canadienne

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Le marché de l’immobilier est en pleine ébullition dans plusieurs régions du Québec et cela amène plusieurs personnes à la retraite à devancer leur projet de vente pour tirer profit des investissements d’une vie.

Pour Lucie Bisaillon, une jeune retraitée, la décision définitive n’est pas encore prise, mais l’idée fait son chemin depuis un moment. C’est la situation actuelle qui l’a amené à réfléchir à ce projet qu’elle prévoyait faire dans deux ans : celui de vendre son condo.

«Avec ce qui se passe présentement, personne n’est capable de se prononcer sur ce qu’il va arriver dans les prochaines années. Je me dis que c’est peut-être un bon temps pour précipiter la vente, de m’en aller en appartement et de profiter de mon investissement, plus vite que prévu.»

Ces derniers temps, Damien Meunier qui est agent immobilier principalement dans le secteur de Brossard, rencontre de plus en plus de personnes à la retraite qui songent à passer de propriétaire à locataire.


«Il y a une possibilité pour eux d’aller chercher de plus gros prix sur la vente de leur propriété», dit-il, ce qui les incite à franchir le pas.

Il compte parmi ses clients, un couple qui a vendu leur propriété dans la couronne nord de Montréal, pour louer un appartement sur la Rive-Sud afin de se rapprocher de ses enfants.

Celui-ci a même donné une partie de la somme de la vente à ses héritiers, pour les aider à accéder à la propriété dans un marché en surchauffe.


L’agent d’immeuble a également noté de plus en plus d’annonces dans son secteur encourageant les retraités actifs à vendre leur demeure pour s’installer dans des résidences ou des condos locatifs.

De son côté, l’agente Nancy Forlini implantée dans l’est de Montréal observe l’effet inverse : une bonne partie des personnes âgées préfèrent garder leur maison et retarder le moment d’aller en résidence.

De manière générale, elle observe que si les gens avaient déjà un plan en vue, ils vont le mettre en oeuvre plus rapidement, autrement «ce n’est pas tout le monde qui veut profiter du gros gain».

Elle reconnaît que pour les personnes qui veulent troquer une hypothèque pour un loyer la décision de vendre s’avère plus facile que pour celles qui veulent vendre pour acheter une autre propriété.

Comme il y a si peu de maisons disponibles, cela fait gonfler les prix et les gens se demandent où ils pourraient bien aller s’ils décident de vendre leur maison, explique-t-elle.

«Ils sont conscients qu’ils ne peuvent pas toujours rattraper la hausse.»

Comme M. Meunier, elle observe aussi que les grands-parents n’hésitent pas à aider leurs enfants ou petits-enfants à acheter une première maison. Ils vont, par exemple, se dégager des liquidités en profitant des taux d’intérêt très bas pour refinancer leur maison.

L’agente qui compte 34 ans d’expérience a vécu une période de croissance similaire à ses débuts en 1987-1988.

«Il y avait un boom immobilier incroyable, raconte-t-elle. La différence c’est que l’internet n’existait pas. Maintenant, aussitôt qu’une maison est mise en vente, il y a 14 000 courtiers qui la voient en même temps. En un clic, on a accès à des milliers d’acheteurs potentiels.»

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