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Le marché des chalets alpins en effervescence

06 déc. 2019

Le marché des chalets alpins en effervescence

PHOTO THINKSTOCK

Le chalet n’a jamais été aussi réclamé par les acheteurs, selon une étude menée par Royal LePage à propos des résidences d’hiver au Québec.

Les Québécois ont soif de neige : le rythme des transactions dans les principales régions de villégiature alpines est resté soutenu en 2019.

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SYLVAIN SARRAZIN
LA PRESSE

À tel point que la forte demande pour ce type de propriétés, qu’elles soient à vocation de résidence secondaire ou de résidence principale, amenuise rapidement les biens immobiliers disponibles à la vente. Bref, le chalet n’a jamais été aussi réclamé par les acheteurs, constate-t-on dans une étude menée par l’agence immobilière Royal LePage à propos des résidences d’hiver au Québec pour l’année 2019.

Du côté des prix, on pourrait s’attendre, avec l’amenuisement de l’offre, à une flambée qui ferait fondre toute piste de ski à proximité. Si, en moyenne, l’augmentation reste modérée quand on considère l’ensemble des 12 secteurs étudiés (hausse de 1,8 %, pour atteindre 303 030 $), elle est cependant très contrastée en fonction des régions.

Du côté de Mont-Tremblant, dont le village est pris d’assaut par les acheteurs internationaux, le marché s’est emballé et a connu un bond du prix médian des maisons unifamiliales de 37,3 % depuis 2018.

Il s’agit de la plus forte appréciation à l’échelle du pays, dans cette région où les propriétés, surtout celles de grande valeur, se vendent en moins de temps qu’il n’en faut pour descendre une piste de ski.

Le secteur demeure le plus onéreux pour ce type de propriétés, devant Bromont et Orford. Ce dernier a, par ailleurs, aussi connu une hausse notable du prix médian, tout comme celui de Stoneham-et-Tewkesbury (+ 12,6 % dans les deux cas).

Les secteurs abordables

Mais il n’y en a pas que pour les grosses bourses, car à l’autre bout du prisme, les acheteurs moins en moyens peuvent lorgner les marchés de Baie-Saint-Paul et Saint-Faustin/Lac-Carré, où le prix médian des maisons unifamiliales s’est cristallisé à 189 500 $ et 190 000 $, respectivement.

Selon les analystes de Royal LePage, l’offre est grandissante dans la région côtière de Charlevoix, de plus en plus de baby-boomers cherchant à se séparer de leur bien. Il reste à observer si l’implantation du Club Med dans Le Massif changera la donne économique et immobilière.

L’étude s’est penchée sur 12 régions alpines du Québec. En voici quelques résultats. Il est ici question des variations du prix médian pour les maisons unifamiliales en 2019.

Les plus fortes hausses en 2019

• Mont-Tremblant, secteur du Village : 37,3 %

• Orford : 12,6 %

• Stoneham-et-Tewkesbury : 12,6 %

Les plus fortes baisses en 2019

• Sutton : -14,5 %

• Cantley : -5 %

Les secteurs les plus onéreux

• Mont-Tremblant, secteur du Village : 583 500 $

• Bromont : 348 875 $

• Orford : 330 000 $

Les secteurs les plus abordables

• Baie-Saint-Paul : 189 500 $

• Saint-Faustin/Lac-Carré : 190 000 $

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